Panthéonisation

Si le XXe siècle est mort le 11 septembre 2001, il a été honoré ce 1er juillet 2018 avec l’hommage solennel de la nation à Simone Veil pour son entrée au Panthéon accompagnée de son mari Antoine.

 

Pour ce qu’elle a accompli malgré tout ce qu’elle a subi, la patrie lui est reconnaissante. Elle a transcendé son statut de victime par des combats de société : les conditions de vie des prisonniers, le droit à l’avortement, le devoir de mémoire, la reconnaissance des Justes et l’Europe et parce qu’elle voulait travailler.

Ce 1er juillet 2018 – 17 Tamouz 5778, rue Soufflot, cela faisait plaisir de nous voir tous unis dans les longs applaudissements et émus dans les silences.

J’y étais parce que mon grand-père a eu des papiers où il s’appelait Luciani et qu’il était né à Bastia et que ma grand-mère a eu des papiers où elle était née à Nouméa, parce que ma grand-mère a été renvoyée de l’école, parce que mes grands-parents ont été protégés à Joyeuse, parce que la devise « unie dans la diversité » contient un avenir heureux en Europe, parce que l’humanité d’une nation se mesure au traitement de ses prisonniers, de ses défavorisés, parce que les enfants désirés construisent un monde meilleur, parce qu’elle a été insultée de la façon la plus odieuse qui soit, parce que son immortalité et son épée me plaisaient déjà et aussi parce que j’aime bien aérer mes drapeaux européen et français !

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Le premier symposium

À Pâque 2017, je découvrais l’application FlashInvader, pas les Space invaders que je photographiais déjà, preuve en est sur ce blog dans l’article sur Montpellier (et dire que l’application existait déjà).

Depuis, j’ai chassé et j’ai eu l’occasion de noter des thématiques récurrentes dans l’œuvre de cet artiste, nous en reparlerons prochainement. J’ai surtout découvert que son « fan club » constituait une vraie communauté sur internet. Comme dans toute communauté, il y a les membres très actifs qui organisent. Trois, dont les comptes Instagram sont @virginie.f24, @the_fox_and_the_seashells et @jrds2301, ont pris l’initiative de monter, le samedi 16 juin 2018, le premier symposium. J’y étais !

En avril, la communication est lancée sur Instagram via est s.i.symposium_2018. Elle est, heureusement, relayée sur Facebook par DarthInvader-Space-Invader-hunter et sur Twitter par @yowino qui anime La voix de l’art urbain.

Rendez-vous était donné à partir de 17h30. Le clou du spectacle était annoncé pour 20h avec une photo en forme d’envahisseur de l’espace. Le modèle choisi était PA_1018 pour premier symposium 2018 ! Il fallait y penser. Ce modèle nécessite cent quatre-vingt quatre participants. Le 6 juin, date de publication de la photo, les organisateurs doutaient-ils de la présence d’autres chasseurs ? Nul ne le sait en tout cas ils avaient prévu neuf variantes si nous étions moins nombreux. Le plus petit modèle requérait cent quatre pixels !

Entre 18h et 20h, nous avons pu flasher celui rouge sur fond rouge du Batofar (mieux que Art). Pour votre information, à l’origine il était blanc ! (Et je n’ai pas réussi à le flasher le dimanche, j’y retournerai.) Nous avons rencontré d’autres flasheurs et conversé autour de l’art de rue. J’ai ainsi découvert Nadège Dauvergne et Fafi. Merci à Adrianodeluca et à La Befana. J’ai, aussi, admiré les t-shirts, boucles d’oreille qui plus est en Lego ou Nanoblocks et sacs qui étaient ornés de S.I. et j’ai appris que mes deux tomes de l’Invasion de Paris étaient bel et bien considérés comme des œuvres d’art. Ah au fait, c’est le moment de prendre des paris, j’attends la parution du troisième tome pour le mille cinq-centième space invader ou pour la fin de l’année puisque nous fêtons en 2018 les vingt ans d’invasion et qu’Invader annonçait dans GraffitiArt d’avril-mai 2018 une exposition pour la fin de l’année !

Et donc à 20h, nous sommes passés au sud du pont de Tolbiac où nous attendait tranquillement dessiné au sol un S. I. en carton que nous avons rempli et manifestement nous étions près de deux cents puisque des emplacements ont été ajoutés. Notre SI était couronné.

Nous avons ramené des souvenirs et j’espère que l’année prochaine cela sera un dimanche !

IMG_1032

Voici mes réponses au quizz :

  1. 2014,
  2. Soixante-seize au 19 juin 2018, selon le site officiel,
  3. Katmandou ?
  4. Celui de la place de la Concorde ?
  5. Docteur House dans le 13e arrondissement de Paris ?
  6. Il semblerait que cela soit une demande de réactivation mais c’est aussi quand on flash sans réseau la possibilité de mettre un flash en attente jusqu’à son retour dans une zone avec un réseau !
  7. En vrai, un flasheur n’a besoin que de l’objet sur lequel est installée l’application Flashinvader mais pour être efficace : un plan, des bonnes chaussures et une batterie de rechange !
  8. Chuck Berry, Serge Gainsbourg, William Burroughs de dos, Napoléon, Picasso, La Joconde, les drôles de dames, Docteur House, Princesse Leïa, Mario, Bugs Bunny, Miss Tick et Invader et beaucoup d’autres,
  9. Du vin, de la bière, des bouteilles non identifiées,
  10. Au hasard près de mille ?

Pour la question subsidiaire, je peux suggérer Colombo ou New Delhi, si possible avant le 30 juillet !

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Les expo de prestige

Cette année Boucheron fête ses cent soixante ans. Et c’est pour la maison du 26, place Vendôme, l’occasion d’organiser ce que j’appelle une exposition de prestige. Rappelez-vous Van Cleef, Dior, Louis Vuitton et Chanel.

« Vendôrama » est donc organisée à la Monnaie de Paris. Et c’est encore une occasion de rêver ! Nous retrouvons les créations phares de la maison : bague Quatre et montre Reflet mais surtout des créations d’exception qui brillent de mille feux et en colorama ! En premier, voici le collier Baïkal aux deux mille perles de la collection Haute Joaillerie Hiver Impérial (avec quatre majuscules) de 2016 qui a nécessité deux mille cinq cents heures de travail. Ce modèle dont le fermoir évoque un corset rappelle les liens que Boucheron voyait entre joaillerie et couture, hautes dans les deux cas. Il est à l’opposé du modèle en point d’interrogation visible plus bas qui libère la femme puisque sans fermoir.

En deuxième, voici la cape de lumière !

 

En troisième position, les perroquets, mes préférés !

 

Figurent aussi les dessins qui ont servi à la plus fabuleuse commande de tous les temps de la place Vendôme et dont il ne reste aucune trace : celle passée par le Maharadja de Patiala en 1928 et qui comptait sept mille cinq cent soixante-et-onze diamants et mille quatre cent trente-deux émeraudes que le personnage avait emmenés dans ses bagages !

Pour accéder à la structure temporaire qui héberge l’exposition, il faut franchir une porte cochère qui a été décorée avec les graffitis les plus chics et les plus brillants !

Nous visitons la bibliothèque et les ateliers accompagnés d’acteurs qui « créent » pour nous visiteurs-clients le collier queue de paon en point d’interrogation, de la gouache au collier avec des vidéos nous permettant de nous transformer en polisseur, sertisseur ou lapidaire.

  

Nous quittons l’exposition sans parure mais avec un petit livret qui prolongera le rêve.

Du coup, j’en profite pour rattraper mon retard et vous parler de l’exposition d’Hermès qui avait lieu en fin d’année 2017 dans la galerie du Grand palais. « Hermès à tire d’ailes » mettait à l’honneur Leïla Menchari « responsable du comité des couleurs », si un titre me fait rêver c’est bien celui-ci, qui fut aussi la « grande ordonnatrice de 1978 à 2013 des vitrines Hermès du 24, faubourg Saint Honoré » ! L’exposition a recrée des vitrines avec des pièces exceptionnelles et des masques à la Arcimboldo, des chevaux, dont un accroché au plafond ! et des selles. Tout pour me plaire !

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Chasse à l’envahisseur à Versailles

Le mois dernier, je vous entretenais de ma chasse à l’envahisseur. Depuis, mes connaissances se sont multipliées, j’ai convaincu plusieurs amis de télécharger FlashInvaders et j’ai réalisé un strike à Versailles.

Il faut dire que j’avais préparé mon coup ! En plus d’étudier attentivement les photos qui arrivent en direct sur l’application (pour identifier les nouvelles adresses), j’ai utilisé Google et j’ai découvert plusieurs chasseurs, outre ceux croisés dans la rue.

Lionel Belluteau avec son oeil qui traîne spécial Space Invaders m’a guidée dans le 13e. DarthInvader a une page Facebook et plein d’info dont une sur laquelle nous reviendrons. Surtout en tapant Space Invaders Versailles, j’avais découvert la carte d’invasion et repéré Vrs_10 je ne sais plus trop où mais j’étais sûre de moi.

Le 14 juillet, j’ai donc pris armes et bagages pour chasser. Je suis arrivée à la gare de Saint-Cloud deux minutes avant le train qui devait m’emporter, en un quart d’heure, à la gare de Versailles rive droite. Quand tout marche, tout marche !

Les trois premiers ont vite été trouvés. Et puis, il y a eu un bug. J’ai tourné autour de la place du marché, parcouru des deux côtés l’avenue du Maréchal Foch (pas toute juste le premier tronçon près de la place du marché) puis j’ai abandonné et je me suis rendue rive gauche, rapide aussi. J’en avais donc huit sur dix. Avant de m’attaquer au dernier excentré, j’ai donc pris le temps de m’asseoir et de consulter. Celui qui me manquait était Vrs_04 que j’ai donc googlisé et c’est ainsi que j’ai découvert l’article de DarthInvader qui informait de sa disparition alors qu’il avait moins d’un mois d’existence puisque que l’invasion de Versailles date de juin 2017 !

Bonne balade !

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Chasse à l’envahisseur

En 2017, c’est la seconde fois que je rencontre Space invaders dans un musée. La première fois en 2013, il était exposé parmi d’autres artistes au musée de La Poste qui consacrait une expo au Street Art. Cette année, l’exposition « Hello, my game is… » du Musée en herbe, lui est entièrement dédiée jusqu’au 3 septembre. J’ai profité du congé pascal pour y emmener ma nièce et mon papa et j’ai découvert l’application Flashinvaders qui existe depuis 2014. Evidemment, j’ai eu un moment de regret quand j’ai réalisé que je ne pouvais pas récupérer les coordonnées des mosaïques que j’avais déjà photographiées dont celle de Montpellier :

Donc au 20 juin, j’ai capturé vingt-huit des mille deux cent quatre vingt-trois Invaders parisiens dont le plus récent :  

Le plus vieux, que j’ai, est PA_84 qui résiste depuis 1998 dans les rues de Paris.

Je pense avoir repéré d’une part des mosaïques arrachées :

 dont j’ai même retrouvé la trace, et d’autre part que toutes les mosaïques n’incombait pas à Space Invaders :

.

Pour reconnaître une œuvre, l’application se base à la fois sur le GPS et sur la reconnaissance photographiques. Ainsi, Mona Lisa de la rue du Louvre parasitée par des affiches ne m’a pas été décomptée :

L’application offre évidemment un classement en temps réel basé sur le nombre d’Invaders trouvés et le nombre de points rapporté par chacun.

Les Invaders sont classables en fonction de leur date de capture ou de leur âge .

À ce stade, je ne me suis pas aidée des guides d’invasion en ma possession : Paris, Miami, Hong Kong. Mais je compte bien augmenter mon efficacité pour de prochaines visites ou planifier mes vacances ! Il existe d’autres goodies Space Invaders : autocollants et tasse.

L’application a précédé de deux ans la fameuse Pokémon GO. Toutes les deux doivent contribuer à parcourir les villes de long en large mais alors que Pokémon GO a tendance à vous maintenir les yeux rivés à l’écran avec Flashinvaders vous vous promenez le nez en l’air. Du coup, j’ai repéré d’autres artistes qui décorent nos rues :  de Gzup,   du Diamantaire ou encore

Bonne balade !

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Une expérience quasi-scientifique

Côte d’Or a sorti récemment deux gammes de produits. La première est la gamme dessert, constituée de trois plaquettes de 200g de chocolat noir, au lait et blanc pour la cuisine. La seconde est la gamme bloc qui reprend les anciennes recettes. Sur la seconde, je ne peux pas dire grand chose car ont changé l’emballage et le grammage. La tablette est en effet passée de 200g à 180. Je n’ai pas apprécié la blague.

En revanche, sur la gamme dessert une analyse poussée a été menée. Découvrant le dessert lait, je me suis dit tentons ! Je suis une fan de « L’original.

J’ai commencé à être intriguée quand en l’ouvrant j’ai constaté que la barre de chocolat était similaire à celle du chocolat au lait classique. Je m’attendais à des petits carrés faciles à découper (je suis vendue au Nestlé dessert) !

En goûtant, non seulement, non seulement je n’ai pas été saisie par un goût totalement nouveau mais en plus je me suis dit tiens ça me rappelle vraiment beaucoup l’original ! J’ai donc regardé au dos pour voir si un élément changeait et rien même pas le tableau des informations nutritionnelles. Je ne m’attendais pas à ce que l’ordre des ingrédients change mais je pensais que la part de gras serait plus importante dans le dessert pour mieux fondre. Tout pareil !

Vous pouvez continuer l’expérience en les faisant fondre pour vérifier s’ils fondent de la même façon et s’ils s’incorporent à une pâte ou à des blancs en neige de manière équivalente. De mon côté, je peux vous dire qu’ils fondent tous les deux quand ils sont mis au soleil !

Faisant modérément confiance à mon palais, j’ai constitué un échantillon de testeurs. Ni une ni deux, j’ai proposé l’expérience à des collègues un midi. Dans cet échantillon absolument non représentatif de la population française, trois ont conclu que si différence il y avait, elle était très légère et résidait plus dans la texture que dans le goût, l’un a confirmé que c’était tout pareil et les autres ont mangé le chocolat !

L’histoire ne s’arrête pas là puisqu’un collègue a voulu obtenir une réponse officielle à la question existe-t-il une vraie différence entre les deux chocolats ? Pour être complète, je précise que la tablette dessert est vingt centimes moins chère que la classique :

La réponse que je vous livre in extenso n’est pas piquée des vers :

« Référence contact: S-8799788

Monsieur Xxx,

Nous avons bien reçu votre contact qui a retenu toute notre attention. Ceci etant que les deux produits ne pas identique, si un ingredient est different d’ un produit a l’ autre, cela explique le deux produits sont different.

Notre société est très sensible à vos observations, suggestions et critiques. Elles contribuent à l’amélioration constante de la qualité de nos produits c’est pourquoi nous avons transmis vos commentaires aux départements concernés.

Nous vous remercions de votre confiance et de votre fidélité.

Le service consommateurs

Mondelēz International France »

Je vous laisse vous faire votre avis. Vos retours en commentaires sont évidemment bienvenues pour participer à cette expérience scientifique.

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Le cyrillique bulgare

En allant skier en Bulgarie en 2016, je craignais de tomber sur une station en style communiste avec des remontées mécaniques antédiluviennes. Je m’attendais pas à déchiffrer le cyrillique bulgare avec tant de facilité ni à trouver à une impression de sécurité impressionnante ! Si la station de ski n’avait rien de communiste, en revanche à Sofia, il y en avait des traces dans l’architecture.

Pour le style communiste, vestige du mur et mirador sont bien présents avec les larges avenues.

    

 

A Bansko, dans la station de ski, j’ai même croisé une carriole, une vraie pas celle pour touriste :

Plus surprenant, à l’entrée des bâtiments, il est rappelé que les armes ne sont pas bienvenues à l’intérieur :

Sur la porte de l’hôtel à Sofia.

Sur la porte du tribunal.

Mais bon, le plus surprenant est ce qui va suivre ! Dès mon premier tour dans la capitale, je remarque une devanture qui attire mon attention. A l’intérieur, une vraie salle de jeu pas une épicerie !

C’est à Bansko et à l’hôtel que j’ai compris que je lisais parfaitement le cyrillique bulgare :

 

La Bulgarie est en effet une destination privilégiée par les touristes israéliens, très proche et moins chère que les stations de sport d’hiver des Alpes. Dans les télécabines, il n’est pas rare d’entendre de l’hébreu à tel point, qu’en 2012 un attentat avait visé un groupe de touristes israéliens à l’aéroport de Bourgas.

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