Sept noms

Dans « Le Concours », le spectateur suit avec plaisir et émotion sept candidats engagés dans un des plus prestigieux concours de danse du monde le Youth America Grand Prix. Au-delà des images des représentations et des entraînements, Bess Kargman (réalisatrice et productrice) raconte une histoire et fait de ses personnages réels des personnages de fiction dont nous voulons qu’ils réussissent.

Le spectateur est face à des enfants – adolescents qui sont conscient qu’ils doivent être les meilleurs et font tout pour le devenir, tout au point de souffrir.

Je me souviendrai d’Aran Bell présentant son étendeur : l’appareil qui aide à améliorer sa technique de pointe, Michaela Deprince ignorant sa tendinite et les images sur ses pieds martyrisés (c’est classique mais qu’en même). Les étirements et exercices ne sont pas oubliés. Je retiens celui qui consiste à tenir en équilibre en grand écart les pieds appuyés sur deux chaises (sic).

La mère de Miko Fogarty et de Jules Jarvis Fogarty est un archétype de la mère tigre qui en devient émouvante quand elle déclare que tout ce que sa fille réussit c’est car sa fille a travaillé et quand elle échoue c’est à cause d’elle-même (sa mère) et ambitieuse quand le fils avouant qu’il n’a pas les mêmes ambitions que sa soeur de devenir danseur elle le pousse à faire un maximum d’exercices de logique comme elle le poussait à s’étirer et répéter.

Les talents de dramatiques de Gaya Bommer Yemini restent d’excellents souvenirs (les meilleurs ?) et il faut assister au générique pour en profiter pleinement.

Le concours est américain, les juges internationaux. Des places dans les plus prestigieuses écoles et compagnie du monde sont les enjeux. Et le spectateur découvre aussi la notion de coût liée à cette passion qu’est la danse : prix du tutu, des pointes, de l’usure et des cours!, Les parents sont derrière et pour eux aussi la réussite à ce concours est importante car la réussite peut apporter une certaine sécurité.

Rebecca Houseknecht qui tient à rester polie avec les concurrentes a une famille qui parle ouvertement du coût que représente ses études. C’est comme si elle était entrée à l’université à 10 ans ! La pression est différente pour Joan Sebastian Zamora de Colombie dont les conversations téléphoniques avec sa famille ressemble plus à des parole de mises sous pression qu’à des encouragements.

Ce film est un vrai film de danse ni sur une compagnie ni sur une école mais sur sept danseurs en devenir et dont j’espère entendre parler.

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