As-tu mis tes tephilins ce matin ?

Qui sont les loubavitch ? C’est une question qu’ont pu se poser les personnes ayant visionné « Une Etrangère parmi nous« , celles qui se sont promenés dans le marais à Paris ou dans New-York, à Brooklyn et encore plus précisément autour du 770 Eastern Parkway ou les juifs qui se demandent de quelle mission se croient investis ces hommes barbus et moustachus habillés en noir du chapeau aux chaussures.

Dans « L’Ame d’Israël », Schlomoh Brodowicz répond à cette question.

Le livre se découpe en deux parties. Les deux-cent-vingt-six premières pages racontent la naissance et l’établissement du mouvement loubavitch depuis Eliahou Jospa ou Rabbi Eliahou Baal Chem au milieu du seizième siècle jusqu’au départ de Menahem Schneerson pour New-York.

Les trois-cent-dix-sept suivantes sont consacrées à l’expansion du mouvement dans le monde et à la vie au seven seventy entre Farbrenguen et offices quotidiens ou de fêtes.

Le Baal Chem Tov, né en 1698, a initié ce qui deviendrait un trait caractéristique du mouvement à savoir d’enseigner à ceux qui ne pratiquent pas. Cependant, le Baal Chem Tov figure plus sur l’acte de naissance du hassidisme (1734) que sur celui du mouvement loubavitch.

L’histoire commence vraiment avec Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi né en 1745 à Vitebesk et mort en 1812. C’est donc un mouvement récent qui a survécu aux pogromes, aux geôles communistes, aux guerres mondiales et à l’assimilation. Les fêtes du calendrier loubavitch intègrent d’ailleurs les libérations de prison des différents rabbis ou leur date de naissance.

Rabbi Dov Ber (1773-1827) est celui qui a établi la communauté à Loubavitch, à mi-chemin entre Vitebesk et Smolensk.

La figure la plus connue du mouvement est le septième et dernier rabbi de la dynastie. Menahem Mendel Schneerson est devenu rabbi officiellement le 18 janvier 1951 soit un an après la mort de son beau-père, sixième rabbi.

C’est ce dernier rabbi qui a développé le mouvement avec d’une part l’amplification du credo concernant l’encouragement à pratiquer (par exemple en demandant aux garçons âgés de plus de 13 ans s’ils ont mis leurs phylactères le matin et si la réponse est non en leur proposant de les mettre sur le champ) et d’autre part avec la fameuse phrase : le Messie maintenant (Machiah’ now).

Je n’ai qu’une réserve sur le livre : la façon dont il souscrit à l’adoration dont le dernier rabbi faisait l’objet et continue de faire l’objet. (Si je devais en ajouter une seconde, je mentionnerais aussi qu’il ne comporte aucun index.) En effet, il raconte sur des pages comment les fidèles regardent tout ce qu’il fait de sa façon de marcher à sa façon de prier pour le copier.

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