Comment le tikoun olam contribue à l’esprit de Noël

L’année dernière quelques jours après le 24 décembre, j’apprenais qu’un ami avait participé à une opération permettant à des mères célibataires, SDF ou personnes isolées de célébrer Noël. L’OSE s’est associée, depuis quelques années, à Notre Noël en envoyant des volontaires.

C’est vrai comme beaucoup de juifs, je ne fête pas Noël et je bénéficie d’un jour de congés le 25 décembre. Donc prête, je m’inscris ! Ce n’est qu’une fois l’inscription confirmée, au poste vestiaire, que le doute est monté. En effet, c’est bien beau d’aider les personne à fêter Noël encore faut-il se montrer heureuse d’être avec eux. Et moi il y a des choses que je n’aime pas : les mauvaises odeurs, les gens soûls, ceux qui me racontent des histoires atroces et il n’est pas question de montrer mon dégoût.

 

Donc le 24 décembre 16h, me voici avec un bonnet de Noël clignotant sur la tête, en train d’installer des tables dans le Théâtre du Merveilleux du musées des arts forains. Trois cents convives sont attendus.

A 18h, les premiers invités arrivent. Le vestiaire est installé ou presque : il nous manque la barre horizontale des portants ! Au vestiaire, nous sommes quatre, deux ont déjà participé à l’opération et deux sont présentes pour la première fois. Et là, je découvre que je ne suis pas la seule à avoir des craintes. Certaines ont peur de toucher des affaires sales, d’ailleurs deux flacons de solution désinfectante sont à notre disposition. L’une des bénévoles rappellent qu’une année une des organisatrices ayant accepté un câlin d’un des convives est rentrée avec des puces.

Elle nous apprend aussi que les années précédentes les affaires été mises dans des grands sacs poubelles fermés. Très important qu’ils soient vraiment fermés car certains viendront avec la moitié de leur vie dans des sacs et qu’ils ont besoin d’être en confiance. Cette peur de confier ces affaires se manifestent souvent : beaucoup hésitent à nous confier leurs affaires et d’autres entrent dans la salle avec leur valise. Certains reviendront pour mieux profiter de la soirée et d’autres nous demandent si les vestiaires seront gardés toute la soirée. L’un a, aussi, demandé un bisou. La réponse « mais monsieur ce n’est pas possible d’embrasser tout le monde » lui a convenu.

Cette année, la même méthode sera utilisée. Les affaires vont dans des sacs poubelle. J’ai donc passé mon réveillon à garder des sacs poubelle et à veiller à leur ordonnancement pour que la récupération se fasse facilement :

24 décembre 2013

J’ai aussi vu quelques manèges et attractions du musée fonctionner et j’ai vu la jongleuse aux cerceaux s’entraîner puis faire son numéro.

Cette année, certains diront que j’ai participé à l’esprit de Noël et d’autres diront que le monde a besoin de tikoun olam. Rendez-vous l’année prochaine ?

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