Une héroïne antipathique

Naomie Ragen est connue pour ses romans qui se passent dans le milieu juif religieux et qui ont une héroïne souvent malmenée par l’interprétation masculine de la religion et par des hypocrites qui abusent de leur crédulité. J’ai lu sa trilogie harédie.

Donc une amie, m’a ramené de New-York « The Saturday wife » qui pourrait être sous-titré comment faire son propre malheur. Un titre plus parlant serait « Rabbi’s wife ». Si dans le « Silence de Tamar », l’héroïne se taisait et vivait avec son secret seule car elle avait peur de la réaction de son mari, ici Delilah ne se tait pas et fait le malheur des autres.

Mis à part son éducation, dans une école religieuse rien n’aurait dû disposer Delilah Lévy à devenir femme de rabbin. Mais voilà, un homme simple qui aime un peu trop les blondes et un passé peu glorieux font que Delilah accepte une proposition qui n’aurait pas dû lui revenir. Et au final, se dessine devant le lecteur le destin malheureux d’un homme qui ne voit pas et qui est très faible. La principale nouveauté dans cet opus est que le personnage sympathique est l’homme.

Ensuite une parenthèse : pour une raison qui m’échappe la couverture de ce livre, dans la collection St Martin’s Griffin est celle précédemment choisie pour l’édition française de « Fille de Jephté ».

Le livre en anglais est doté :

  • D’une interview de l’auteur dans laquelle elle raconte avoir écrit le livre lors d’une croisière entre juifs religieux durant laquelle elle lisait « Madame Bovary ». Un soir sur le bateau elle assiste à une scène étonnante : une femme blonde en minijupe est sur la piste de danse pour accompagner un petit de trois ans qui vraisemblablement n’a besoin d’aucune aide…
  • Et surtout d’une nouvelle de Naomie Ragen sur ces femmes juives qui ont participé à l’histoire du peuple juif par leurs études juives et leurs connaissances. C’est l’occasion d’en apprendre un peu plus sur Beruriah, Yalta, Chagigah, puis sur la grand-mère du Maharshal qui a dirigé une yeshiva, ensuite sur Hannah Rachel et Sara Schnerir qui a crée un réseau d’écoles les Beit Yaacov pour les filles et enfin sur Nechama Leibowitz.

Lisez-le en anglais !

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