Thomas Wolfe – Tom Wolfe

A mon retour de vacances mi-août 2016, je me suis précipitée voir « Genius » avec Jude Law et Colin Firth pensant en apprendre plus sur Thomas Wolfe que je fréquentais beaucoup ces derniers temps :

  • Dans « Le choix de  Sophie », le narrateur évoque l’écrivain Thomas Wolfe a, au moins, quatre reprises (dans l’édition Folio aux pages 37-38-39, 168, 340, 362). Ce lien entre les deux auteurs a même engendré un article de Monty Lowe Faltacosh, « Wolfe and « Sophie’s Choice » » pour The Thomas Wolfe Newsletter4.1, printemps 1980. (Il cite aussi D.H. Lawrence et A. Gide.)
  • Dans son édition d’Août 2016, Vanity Fair consacrait une douzaine de pages à Tom Wolfe ce que je trouvais très en lien
  • Avec la sortie du film cité plus haut racontant la découverte par Maxwell Perkins de Thomas Wolfe.

Sachant que les Américains utilisent les diminutifs, il ne faisait aucun doute que ce Thomas et Tom étaient le même écrivain marquant du 20e siècle qui s’habille en costume blanc et qui a écrit « Le Bûcher des vanités » dont Brian de Palma a réalisé une adaptation. Au début de la séance, tout va bien. Et ce d’autant plus que l’article de Vanity Fair commence en évoquant un cocktail donné par Leonard Bernstein (pour les Black Panthers) et que dans le film la compagne de Thomas Wolfe est une certaine Aline Bernstein (Nicole Kidman) qui a abandonné le domicile familial.

Vous préciser à quel moment le doute a commencé à poindre serait un peu compliqué, mais à un moment j’ai réalisé que le film se situait avant la Seconde Guerre Mondiale ce qui vieillissait considérablement mon auteur. Et surtout, à la fin du film Thomas meurt (en 1938) ce qui aurait tendance à indiquer qu’il n’est plus vivant ! Entre Leonard et Aline, aucun lien.

Tout ça pour dire que le film ne s’intéresse pas tellement à Thomas Wolfe mais plutôt à son éditeur Maxwell Perkins qui était aussi celui d’Hemingway et de Fitzgerald. Il a su un sentier le talent derrière le manuscrit et deux les accompagner vers le succès en leur demandant de remanier leur copie et leur titre parce qu’à l’origine « The Great Gatsby » sonnait moins bien !

Pour l’anecdote, la biographie de Tom Wolfe sur Wikipedia commence par un avertissement :

Not to be confused with Thomas Wolfe.

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