Une rencontre

Jofa Jewish Orthodox Feminism Alliance si vous ne pensez pas que ce nom d’association contient un oxymore alors vous avez loupé la venue à Paris, le 30 novembre 2016, de Dina Brawer, son ambassadeur au Royaume Uni.

Elle est née à Milan dans une famille loubavitch et a étudié à Jérusalem. Elle travaille avec Naphtali Brawer, son mari, pour mener des programmes éducatifs et des communautés. En 2013, elle fonde la JOFA à Londres. Elle est maharat. Son blog s’intitule d’ailleurs « from Rebbetzen to Maharat » de femme de rabbin à rabbin ! En 2014, le 28 août, le Jewish Chronicle l’a classée cinquante-cinquième dans le classement des personnalités les plus influentes de la vie juive britannique.

Manifestement, elle aussi s’est posée la question de l’alliance entre les mots orthodoxe et féminisme. Si orthodoxe s’entend généralement comme respectant une tradition pas de changement très authentique très rigide. Pour elle, l’orthodoxie est une expression intense et positive du judaïsme. Ceci, elle reconnait que la halakha est créative dans certains domaines et très conservatrice dans d’autres.

Les femmes travaillent en font de plus en plus, est il possible qu’elles restent éloignées du champ religieux ? Il n’est pas demandé aux femmes de s’engager dans la communauté, n’y de participer à la prière. Les communautés se privent d’une vision. Tout dans la vie d’un homme peut l’amener à prier en groupe. Rien dans la vie d’une femme. Elle parle d’une progression en ligne pour les femmes et d’une progression en cercle pour les hommes.

Elle parle donc de « Orthodox feminism clash ».

Suite à un dîner de la JOFA américaine, elle crée la JOFA à Londres avec comme première initiative : un office égalitaire de Roch Hodech, puis elle organise une lecture de la meguila par des femmes. Et elle se trouve confronter au « complexe du néoconservateur » celui qui n’est pas religieux mais qui imagine que la religion doit être rigoriste, celui qui ne sait pas et interdit toute initiative. Bref, celui qui pense que même ce qui est autorisé par la halakha est mal vu pour les femmes.

Et elle insiste de 12 à 22 ans, les femmes sont perdues pour la communauté et elle s’interroge comment créer une communauté où les femmes sont actives ? Est-ce grave si la communauté ressemble à une communauté égalitaire si c’est bon pour la communauté ?

En passant, elle conseille Jonathan Haidt « Righteous mind« , ce qui vous fait une idée de cadeau pour moi à Hanuka !

Evidemment, elle a abordé les différents sujets chauds de la question féminine dans le judaïsme et elle a confirmé qu’il existait des solutions. Faut-il donner envie de les appliquer… et surtout elle a encouragé à des initiatives concrètes en commençant à faire ce qui est possible entre femmes, du point de vue liturgique : citer le nom des mères, autoriser les femmes à lire le kaddich, monter des offices/lectures féminines, obtenir des meh’itsa longitudinales, … J’ai plein d’idées et les vôtres ?

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