Le voyage

Jeudi dernier, j’ai vu « Yesterday », un film de Danny Boyle dans lequel un musicien victime d’un accident de vélo et d’une panne mondiale d’électricité se réveille dans un monde où les Beatles n’ont pas existé mais lui se souvient des chansons ! Dans « Men in Black », Griffin, mon personnage préféré, a la capacité de prévoir les conséquences potentielles infinies de n’importe quel scénario. Donc quand j’ai vu chez un ami « Le guide du voyageur intergalactique », je me suis empressée de me le faire prêter !

Aucune de ces histoires ne vaut ce chef d’oeuvre de l’humour anglais, du non sens britannique, de l’absurde écrit par Douglas Adams et qui contient quelques moments d’anthologie, idéaux pour rigoler dans le métro.

Mais d’abord le saviez-vous, d’où vient le nom du site de traduction  Babelfish ? Vous me répondez, de la tour de Babel évidemment ! Et vous auriez raison, au moins en partie ! Eh oui, car le Babelfish existe et lui tient, probablement, son nom de la tour biblique. Ce merveilleux poisson, se glisse dans votre oreille et traduit en simultané. Voici l’explication physiologique de son fonctionnement :

« C’est sans doute la chose la plus bizarre de l’Univers : il vit en effet de l’énergie des ondes cérébrales émises non pas par son hôte mais par tous ceux qui l’environnent. C’est en absorbant toutes les fréquences mentales inconscientes desdites ondes qu’il tire sa subsistance. Il excrète ensuite dans l’esprit de son hôte une matrice télépathique formée en combinant les fréquences de pensées conscientes avec les influx nerveux recueillis au niveau des centres d’élocution du cerveau qui les a générés.

Le résultat pratique de tout cela est qu’il vous suffit de glisser un Babelfish dans votre oreille pour instantanément comprendre tout ce que l’on vous dit, et ce, dans n’importe quelle langue. »

La suite de la description contient un dialogue entre l’Homme et D. durant lequel la non-existence de ce dernier est justifiée ! Celui a besoin de ce poisson est notre (anti-)héros, Arthur Dent, un Anglais entraîné dans une suite de voyages spatio-temporels à la suite de son sauvetage, in extremis de la destruction de la Terre (qui se trouve sur le tracé d’une future voie express intergalactique), par un natif d’une petite planète aux confins de Bétélgeuse.

Et évidemment, qui dit voyage dans le temps dit qu’il faut revoir sa grammaire. En effet, l’évènement a-t’il eu lieu, aura-t-il lieu, aurait-il pu avoir lieu ? La lecture du chapitre 14 du deuxième tome « Le dernier restaurant avant la fin du Monde » mérite trois étoiles à lui seul puisqu’il présente l’inestimable et indispensable « Manuel des milles et une conjugaisons à l’usage du voyageur temporel » du Docteur Streetmentioner qui :

« vous indiquera par exemple comment décrire un événement qui a failli vous advenir dans le passé avant que vous ne l’évitiez par un saut de deux jours dans le futur avant d’y échapper. »

Le meilleur est dans la suite que je vous laisse découvrir.

Pour conclure, si voulez savoir pourquoi une serviette (de bain) est indispensable à tous vos prochains voyages et pourquoi je vous invite à répondre quarante-deux aux prochaines questions qui vous seront posées, cette lecture est nécessaire et suffisante !

 

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