Les expo de prestige

En 2015, Chanel et Dior avaient proposé des expo de prestige. En septembre 2016, Van Cleef et Arpels invitait à entrer dans son arche de Noé scénarisée par Robert Wilson et installée dans l’hôtel d’Evreux.

Il y avait du monde ce qui permettait de faire la queue dans la cour d’un des hôtels particuliers de la place Vendôme. Pas désagréable ! Des petits fours Potel et Chabot auraient pu nous être distribués puisque la maison a des bureaux mais le joaillier a préféré offrir un sac et une édition spéciale de Beaux Arts.

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Avant d’entrer dans l’arche proprement dite, une conférencière présentait l’histoire de la maison, l’importance des animaux et pourquoi les pièces présentaient étaient exclusivement des broches (rebaptisées clips parce que ça fait plus jeune). Puis, elle nous a demandé si nous connaissions tous l’histoire de l’arche de Noé. Une maman a répondu que son enfant était susceptible de ne pas la connaitre. Ce que je peux vous dire moi c’est que les joailliers de chez Van Cleef n’ont pas les mêmes références que moi puisqu’ils incluent dans leur arche la licorne alors que chacun sait que justement les licornes

« Elles s’amusaient toutes deux 
A patauger dans l’eau
S’amusaient comme des folles,
Pendant que le bateau,
emporté par les flots les avaient oubliées
Et depuis ce jour là il n’y a plus de licorne.

Mais il y des crocodiles et des orang-outans
Des affreux reptiles et des jolies moutons blancs
j’ai mis des chats, des rats, des éléphants. »

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Dans ce bestiaire imaginaire, sont aussi présents Pégase et le bouc à la toison d’or.

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A côté, il y a de vrais animaux. Avez-vous remarqué le petit kangourou dans la poche ? Les éléphants ne sont ni gris ni roses… et la licorne et Pégase étaient les seuls célibataires à chacun ses explications.

Quant à la scénographie, elle consistait à nous faire entrer dans une salle tapissée de gris dans laquelle était suspendue l’arche :

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La conférencière nous prévenait que nous n’avions que 15 minutes pour faire le tour et qu’à intervalle régulier retentissait le tonnerre et la foudre. Le déluge !

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De l’influence de l’hébreu sur le français ou pas

Le français est une langue vivante, elle s’enrichit donc de nouveaux mots tous les ans et en perd aussi. Les dictionnaires en témoignent. Ces naissances et ses disparitions témoignent de l’influence exercée par un domaine nouveau, souvent la science, par une culture ou par une autre langue. Si l’anglais semble prédominant aujourd’hui, il n’en a pas toujours été ainsi. Ainsi, ramdam et shabat proviendraient respectivement de l’arabe et de l’hébreu et nous soulignerons qu’ils ont tous les deux une connotation négative et bruyante ! Connaissez-vous d’autres mots venant de l’hébreu ? Et savez-vous depuis quand s’exerce cette influence ? Et surtout à partir de quoi un linguiste détermine que tel mot provient de telle ou telle origine ?

A en croire, d’un côté Patrick Jean-Baptiste, auteur du « Dictionnaire des mots français venant de l’hébreu », nous parlons tous hébreu car tout en vient, parfois via le grec. Tout même les prénoms Charybde et Scylla, certes il note la probabilité des emprunts par deux étoiles (l’échelle en compte quatre au maximum), c’est très faible… En vrai, son dictionnaire compte deux cent soixante-quatre entrées.

Au centre, Wikipedia livre, dans une de ses annexes une liste des mots français d’origine hébraïque et plus précisément biblique. L’Ancien testament fournirait directement des prénoms Gabriel (un ange) ou David (un roi) ou Benjamin et de nombreux mots dont séraphins, amen, allelouia.

De l’autre côté, Michel Masson, dans un article intitulé « Légendes étymologiques – à propos de quelques mots français réputés provenir de l’hébreu (brouhaha, tohubohu, gouine, goujat) » nous apprend que rien ne vient de l’hébreu et surtout pas les exemples cités plus haut, tout au moins pas directement puisqu’il ont transité par le latin, le grec et en première origine l’hébreu.

Pour savoir, combien de fois le Centre national de ressources textuelles et lexicales (CNRTL) mentionne l’origine hebr (hébraïque) pour l’un des mots répertoriés, il suffit de taper dans un moteur de recherche « hebr site:cnrtl.fr », ce qui n’est pas du chinois. Cela aboutit à six cent quatre vingt six résultats sur Google et à trois mille quatre cent trente sur Bing ! Si nous nous en tenons au quatre mots étudiés par M. Masson, le CNRTL mentionne pour trois d’entre eux : brouhaha, tohubohu, gouine, l’origine hébraïque du terme considéré.

Seul goujat est exclu par le CNRTL. P. Jean-Baptiste ne consacre par d’entrée propre à gouine mais il mentionne le terme dans l’article goujat dont il se sert dans son introduction pour illustrer « la première catégorie, la plus évidente, collecte les mots issus directement de l’hébreu », la catégorie aux quatre étoiles. L’étymologie d’un mot se discute comme l’histoire… Ceci dit l’influence qu’une langue peut exercer sur une autre s’explique selon M. Masson par quatre facteurs. Le plus évident est la contemporanéité entre les deux langues. C’est à peu près suffisant pour expliquer que non, l’hébreu biblique n’a donc pas pu influer sur le français. En revanche sur le grec…

Si les mots d’origine biblique sont parvenus dans le français par l’intermédiaire du latin et du grec, il reste que kibboutz vient bien de l’hébreu ! Au final, si le français ne doit pas tout à l’hébreu le grec c’est, quasi, de l’hébreu !

Bouclons la boucle, savez-vous que certains mots français ont été écrits pour la première fois en hébreu par Rachi qui commentant la Torah à Troyes « émaillait ses commentaires hébraïques de mots français qui font de son oeuvre une source philologique pour la vieille langue française. »

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Un mystérieux message

Il y a quelques mois, je vous racontais avoir trouvé dans ma boîte aux lettres une énigmatique carte postale. Cette fois, j’ai reçu un mystérieux SMS, certes d’un numéro inconnu mais qui commence bien par :

Bonjour Joëlle

Le message continue :

Je te souhaite d’abord une heureuseannée 3017 ainsi Qu’a tes proches.

Erreurs de frappe, je continue ma lecture amusée.

J’ai malheureusement perdu ma mère ce vendredi. Elle sera enterrée en Isrzel demain. J’y assisterait avec mon père et ma sœur .

Là, forcément je rigole moins et je me dis que sous le coup de l’émotion quelques notions de grammaire se perdent.

C’est würm manuel qui gardera les enfant.

Là, je deviens carrément interrogative car je ne connais pas de Würm Manuel et à priori je n’ai pas d’amie marier à un Würm Manuel. Accessoirement, je n’ai pas d’amie qui parlerait de quelqu’un, son mari, en commençant par son nom de famille.

Je embrasse

À bientôt

Mais

A ce stade, je me demande qui est Mais ! Polie mais dubitative, je présente mes condoléances par SMS sans demander à qui j’ai l’honneur.

Le lendemain, en parlant avec des collègues, je réalise que j’aurais peut-être dû appeler pour savoir si c’était un mauvais numéro ou si c’était juste un inconnu de mon carnet d’adresses.

En continuant d’en parler autour de moi, j’ai donc appris que c’était une tentative de hameçonnage phishing. Avec un petit programme ou à la main, le hacker écrit à quelqu’un présent dans le carnet d’adresses et il cite dans son message une autre personne quand les deux se connaissent ça doit marcher…

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Un roman japonais

Pour une fois que je choisis un roman japonais, je tombe sur un roman au style très original « Les cours particuliers du professeur Tadano ». Le quatrième de couverture était plutôt tentant « chacun en prend pour ses diplômes dans ce roman, une désopilante satire des milieux universitaires japonais ».

Le héros  est professeur dans une université japonaise et donne des cours d’histoire de littérature américaine et il assure une conférence sur la critique littéraire dans une autre. Une des particularités du roman est que chaque chapitre reprend in extenso une des conférences, ce qui donne dans l’ordre : la critique impressionniste, la nouvelle critique, le formalisme russe, la phénoménologie, l’herméneutique, la théorie de la réception, la sémiotique, le structuralisme et le poststructuralisme. Rien n’oblige à les lire ! Mais si le lecteur les saute, il passe à côté des passages où l’auteur se cite !

Outre le fait que les vrais cours sont donc inclus dans le livre et que comme les étudiants le lecteur est invité à se plonger dans les œuvres de Roland Barthes ou d’un autre, chaque cours est ponctué de notes sur les auteurs cités et comme ces notes sont destinées aussi bien aux lecteurs japonais qui ne connaîtraient pas Marcel Proust qu’aux lecteurs européens qui ignoreraient qui est Jun’ichirô Tanizaki, elles sont très nombreuses et peuvent atteindre la moitié de la page.

Sinon, cette satire évoque « Stupeurs et tremblements » à la différence près que ce serait une satire de l’intérieur où l’étranger découvre avec stupéfaction : le mépris du milieu universitaire envers le milieu médiatique ce qui ne manque pas de poser quelques problèmes à notre héros qui est, sous pseudonyme, un auteur à succès ; la hiérarchie entre sous-assistant, assistant, lecteur, maître de conférence, professeur, doyen,  et la corruption pour passer d’un niveau à l’autre. Il y a aussi des particularités, à plusieurs reprises l’auteur fait pisser dans leur froc ses personnages et il se croit obliger d’ajouter à deux reprises des scènes de genre avec décapitation !

Un autre élément marquant de ce roman paru en 1987 au Japon et traduit en 1996 est la place que tient le SIDA et l’homosexualité. Cela aboutit à des scènes surréalistes d’hygiénisme.

Une lecture dépaysante.

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Une rencontre

Jofa Jewish Orthodox Feminism Alliance si vous ne pensez pas que ce nom d’association contient un oxymore alors vous avez loupé la venue à Paris, le 30 novembre 2016, de Dina Brawer, son ambassadeur au Royaume Uni.

Elle est née à Milan dans une famille loubavitch et a étudié à Jérusalem. Elle travaille avec Naphtali Brawer, son mari, pour mener des programmes éducatifs et des communautés. En 2013, elle fonde la JOFA à Londres. Elle est maharat. Son blog s’intitule d’ailleurs « from Rebbetzen to Maharat » de femme de rabbin à rabbin ! En 2014, le 28 août, le Jewish Chronicle l’a classée cinquante-cinquième dans le classement des personnalités les plus influentes de la vie juive britannique.

Manifestement, elle aussi s’est posée la question de l’alliance entre les mots orthodoxe et féminisme. Si orthodoxe s’entend généralement comme respectant une tradition pas de changement très authentique très rigide. Pour elle, l’orthodoxie est une expression intense et positive du judaïsme. Ceci, elle reconnait que la halakha est créative dans certains domaines et très conservatrice dans d’autres.

Les femmes travaillent en font de plus en plus, est il possible qu’elles restent éloignées du champ religieux ? Il n’est pas demandé aux femmes de s’engager dans la communauté, n’y de participer à la prière. Les communautés se privent d’une vision. Tout dans la vie d’un homme peut l’amener à prier en groupe. Rien dans la vie d’une femme. Elle parle d’une progression en ligne pour les femmes et d’une progression en cercle pour les hommes.

Elle parle donc de « Orthodox feminism clash ».

Suite à un dîner de la JOFA américaine, elle crée la JOFA à Londres avec comme première initiative : un office égalitaire de Roch Hodech, puis elle organise une lecture de la meguila par des femmes. Et elle se trouve confronter au « complexe du néoconservateur » celui qui n’est pas religieux mais qui imagine que la religion doit être rigoriste, celui qui ne sait pas et interdit toute initiative. Bref, celui qui pense que même ce qui est autorisé par la halakha est mal vu pour les femmes.

Et elle insiste de 12 à 22 ans, les femmes sont perdues pour la communauté et elle s’interroge comment créer une communauté où les femmes sont actives ? Est-ce grave si la communauté ressemble à une communauté égalitaire si c’est bon pour la communauté ?

En passant, elle conseille Jonathan Haidt « Righteous mind« , ce qui vous fait une idée de cadeau pour moi à Hanuka !

Evidemment, elle a abordé les différents sujets chauds de la question féminine dans le judaïsme et elle a confirmé qu’il existait des solutions. Faut-il donner envie de les appliquer… et surtout elle a encouragé à des initiatives concrètes en commençant à faire ce qui est possible entre femmes, du point de vue liturgique : citer le nom des mères, autoriser les femmes à lire le kaddich, monter des offices/lectures féminines, obtenir des meh’itsa longitudinales, … J’ai plein d’idées et les vôtres ?

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Avoir de nouveaux yeux

“Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.”

Cette citation de Marcel Proust est celle que le Taj Mahal palace de Bombay a choisi pour figurer en anglais sur ses marque-pages.

"The real voyage of discovery consists not in seeking new landscapes but in having new eyes" Marcel Proust

« The real voyage of discovery consists not in seeking new landscapes but in having new eyes » Marcel Proust

Elle est parfaite pour illustrer mon troisième voyage en Inde en trois ans ! C’est vrai en séjournant plus longtemps, en ne voyageant plus en groupe mais avec une amie, en changeant d’hôtels, j’ai eu l’impression de visiter un autre pays alors même que les villes choisies étaient celles qu’a priori je « connaissais », où j’avais déjà séjourné.

Et puis d’abord quand puis-je estimer connaître un pays, quand je commence à aller au cinéma voir Kabali par exemple et remarquer ensuite toutes les affiches. Ceci dit c’était un bon choix, le film à voir en Inde du Sud en août 2016.

Assister à une séance de cinéma en Inde est un spectacle en soi : arrivée à 20h, sortie à 2h du matin. Comme en France, le film est précédé de pub et de bandes-annonces. Les publicités possèdent leur visa d’exploitation et un logo, en bas à gauche, rappelle que boire et fumer sont dangereux pour la santé. Le fait de tuer n’est pas signalé !

Est-ce quand je m’intéresse aux détails de certains temples ? Que je remarque les traces de polychromie ?

En 2014 et 2015, j’avais commencé par deux semaines d’engagement caritatif puis j’avais prolongé par une semaine de visite. Cette année ce fut l’inverse ! Donc, j’ai fini à Pondichéry après avoir séjourné cinq jours à Mumbaï et deux à Chennaï. Du coup, Pondichéry, avec ses vaches en liberté, sa poussière et ses champs de noix de coco, les marais dès la sortie de la ville, apparaît vraiment comme un village de province tourné vers le tourisme.

Ensuite, à Mumbaï, j’ai logé au Taj Mahal Palace, principales différences avec le Vivanta by Taj : la taille de la salle de bain, le journal distribué n’est plus le DNA mais le Times of India, déjà évoqué le marque-page glissé dans l’ouvrage que vous avez laissé ouvert sur votre table de nuit et le fait que le cordon de vos appareils électriques est replié si le service de nettoyage juge que cela fait trop long, le passage du service deux fois par jour et la fourniture de votre essuie-lunettes. La dernière caractéristique est que chaque chambre est doublée d’une petite porte dans laquelle se cache un « surveillant ».

A Chennai, j’ai dormi deux nuits à l’Ibis, bien situé et parfait pour se rendre compte de la complexité du pays en terme économique mais aussi religieux. Le syncrétisme est de mise.

Est-ce quand je commence à faire mes courses au supermarché ? Les rayons ne sont pas les mêmes qu’en France : de l’encens, du ghee.

D’un autre côté, j’ai aussi vérifier que j’avais coché toutes les attractions touristiques : la porte de l’Inde sous toutes les coutures dont sa vision à partir de la salle du petit-déjeuner du Taj Mahal, les dabbawallah, le marché, la foule. Je suis même retournée sur certaines pour être sûre.

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Est-ce quand des amis vous invitent chez eux et que je mange en tailleur par terre avant les hôtes (le réveil avec les courbatures est en option), que je m’habitue aux coupures d’électricité (voire que j’attends la coupure journalière) ?

C’est à Pondichéry que le changement s’est révélé le plus frappant puisqu’au lieu d’être en « banlieue », l’hôtel 2016 était au centre ville et il la dominait ce qui a permis de se rendre compte que le dôme d’Auroville était visible du toit de l’hôtel, qu’il existait une vie nocturne et qu’il y avait des auto-écoles en Inde.

Comme dans les cars dans lesquels il y a des ladies seats, dans les trains certains  wagons sont réservés pour les femmes mais aussi pour les personnes handicapées ou celles atteintes d’un cancer ou celles enceintes.

Est-ce quand je remarque les vendeurs dans la rue ou sur la plage ou les manifestations ?

Les années précédentes, j’étais revenue en me disant qu’il me manquait des photos, cette année j’ai même celle des poignets d’une femme avec sa collection de bangles, celle du litchi vendu en pot sans sa peau, un portrait d’un adorateur de Vishnou !

Ou est-ce tout simplement quand en revenant je me dis l’année prochaine, je change. C’est pour mieux revenir, plus tard. Le Cachemire, le Taj Mahal, Jodhpur (et toutes les villes en pur), Hampi, etc. restent des no-Jojo lands.

Et vous pour les vacances vous changez la destination ou votre regard ? Cette phrase fonctionne aussi avec les restaurants que vous fréquentez, les plats que vous choisissez, toujours les mêmes ou ouverts à la découverte.

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Thomas Wolfe – Tom Wolfe

A mon retour de vacances mi-août 2016, je me suis précipitée voir « Genius » avec Jude Law et Colin Firth pensant en apprendre plus sur Thomas Wolfe que je fréquentais beaucoup ces derniers temps :

  • Dans « Le choix de  Sophie », le narrateur évoque l’écrivain Thomas Wolfe a, au moins, quatre reprises (dans l’édition Folio aux pages 37-38-39, 168, 340, 362). Ce lien entre les deux auteurs a même engendré un article de Monty Lowe Faltacosh, « Wolfe and « Sophie’s Choice » » pour The Thomas Wolfe Newsletter4.1, printemps 1980. (Il cite aussi D.H. Lawrence et A. Gide.)
  • Dans son édition d’Août 2016, Vanity Fair consacrait une douzaine de pages à Tom Wolfe ce que je trouvais très en lien
  • Avec la sortie du film cité plus haut racontant la découverte par Maxwell Perkins de Thomas Wolfe.

Sachant que les Américains utilisent les diminutifs, il ne faisait aucun doute que ce Thomas et Tom étaient le même écrivain marquant du 20e siècle qui s’habille en costume blanc et qui a écrit « Le Bûcher des vanités » dont Brian de Palma a réalisé une adaptation. Au début de la séance, tout va bien. Et ce d’autant plus que l’article de Vanity Fair commence en évoquant un cocktail donné par Leonard Bernstein (pour les Black Panthers) et que dans le film la compagne de Thomas Wolfe est une certaine Aline Bernstein (Nicole Kidman) qui a abandonné le domicile familial.

Vous préciser à quel moment le doute a commencé à poindre serait un peu compliqué, mais à un moment j’ai réalisé que le film se situait avant la Seconde Guerre Mondiale ce qui vieillissait considérablement mon auteur. Et surtout, à la fin du film Thomas meurt (en 1938) ce qui aurait tendance à indiquer qu’il n’est plus vivant ! Entre Leonard et Aline, aucun lien.

Tout ça pour dire que le film ne s’intéresse pas tellement à Thomas Wolfe mais plutôt à son éditeur Maxwell Perkins qui était aussi celui d’Hemingway et de Fitzgerald. Il a su un sentier le talent derrière le manuscrit et deux les accompagner vers le succès en leur demandant de remanier leur copie et leur titre parce qu’à l’origine « The Great Gatsby » sonnait moins bien !

Pour l’anecdote, la biographie de Tom Wolfe sur Wikipedia commence par un avertissement :

Not to be confused with Thomas Wolfe.

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